Перейти к содержимому

Текст песни Cecilia Bartoli — Adieux de l’hotesse arabe

Исполнитель: Cecilia Bartoli Обновлено:

Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos sœurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim
Couronne un coteau de sa danse,

Adieu, voyageur blanc ! J'ai sellé de ma main,
De peur qu'il ne te jette aux pierres du chemin,
Ton cheval à l'œil intrépide ;
Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir,
Ferme, ronde et luisante ainsi qu'un rocher noir
Que polit une onde rapide.

[Tu marches donc sans cesse !]1 Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
Leur toit de branches ou de toiles !
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
De s'en aller dans les étoiles !

Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
O jeune homme, eût aimé te servir à genoux
Dans nos huttes toujours ouvertes ;
Elle eût fait, en berçant ton sommeil de ses chants,
Pour chasser de ton front les moucherons méchants,
Un éventail de feuilles vertes.

Mais tu pars ! -- Nuit et jour, tu vas seul et jaloux.
Le fer de ton cheval arrache aux durs cailloux
Une poussière d'étincelles ;
A ta lance qui passe et dans l'ombre reluit,
Les aveugles démons qui volent dans la nuit
Souvent ont déchiré leurs ailes.

Si tu reviens, gravis, pour trouver ce hameau,
Ce mont noir qui de loin semble un dos de chameau ;
Pour trouver ma hutte fidèle,
Songe à son toit aigu comme une ruche à miel,
Qu'elle n'a qu'une porte, et qu'elle s'ouvre au ciel
Du côté d'où vient l'hirondelle.

Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois
Aux filles du désert, sœurs à la douce voix,
Qui dansent pieds nus sur la dune ;
O beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,
Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,
Ton souvenir reste à plus d'une !

Adieu donc ! -- Va tout droit. Garde-toi du soleil
Qui dore nos fronts bruns, mais brûle un teint vermeil ;
De l'Arabie infranchissable ;
De la vieille qui va seule et d'un pas tremblant ;
Et de ceux qui le soir, avec un bâton blanc,
Tracent des cercles sur le sable !

Текст добавил: Андрей Курышев

Краткое описание

Песня «Adieux de l’hotesse arabe» исполнителя Cecilia Bartoli рассказывает о прощании хозяйки арабского гостеприимного края с белым путешественником. Хозяйка рассказывает о том, что ничто не останавливает путника в этой райской стране — ни тени пальмы, ни хлопья желтого кукурузного поля, ни покой, ни изобилие, ни душа молодых девушек, которые кружат своими танцами на холме по вечерам. Она прощается с ним, предупреждая о трудностях пути и о том, что путник всегда один и ревнив к своей свободе. Возможно, одна из девушек в глубине души могла бы полюбить его, служить ему и колыбельными напевами согревать его сон, смастывая ветвями из зеленых листьев веер, но он решает уйти. Она предупреждает его о опасностях пути, остерегаться солнца, непроходимой Аравии, одинокой старушки, медленно направляющейся с белой палкой, и тех, кто вечером рисует круги на песке. Она просит его не забыть о девушках пустыни с их нежными голосами, танцующих босиком на дюнах, и, возможно, оставить свою память у кого-то. В конце хозяйка прощается и желает ему идти прямо.

В песне присутствует образ живописного путешествия и природы, а также тема свободы и жажды приключений. В тексте прослеживается мелодичность и окраска восточной культуры.

Похожие песни

Другие песни исполнителя Cecilia Bartoli

Все песни Cecilia Bartoli →